Maître Cécile Zakine

Maître Cécile Zakine

Abogada en el Colegio de Abogados de Grasse · Doctora en Derecho

Brexit et immobilier : les Britanniques qui possèdent un bien en France face aux nouvelles règles

Depuis le 1er janvier 2021, le Brexit a profondément modifié les règles applicables aux ressortissants britanniques propriétaires d’un bien immobilier en France. Que vous soyez déjà propriétaire ou que vous envisagiez d’acheter, il est essentiel de comprendre les nouvelles contraintes juridiques, fiscales et administratives. Cet article vous guide à travers les principaux changements et vous donne des conseils pratiques pour sécuriser votre patrimoine.

1. Le droit de séjour et la résidence fiscale

Les Britanniques ne bénéficient plus de la libre circulation au sein de l’UE. Pour séjourner plus de 90 jours en France, vous devez désormais obtenir un titre de séjour (carte de séjour « accord de retrait » ou visa long séjour). La possession d’un bien immobilier ne confère pas automatiquement le droit de résider en France. Si vous êtes résident fiscal français, vous êtes imposé sur vos revenus mondiaux. En revanche, les non-résidents ne sont imposés en France que sur leurs revenus de source française (loyers, plus-values).

2. Fiscalité de la détention et de la transmission

  • Taxe foncière et taxe d’habitation : inchangées, mais attention aux nouvelles règles sur les résidences secondaires (majoration possible dans certaines zones tendues).
  • Impôt sur la fortune immobilière (IFI) : si vous êtes résident fiscal français, votre patrimoine immobilier net taxable (hors dette) est soumis à l’IFI à partir de 1,3 million d’euros. Les non-résidents y sont soumis uniquement sur leurs biens situés en France.
  • Plus-value immobilière : en cas de vente, les non-résidents (hors UE) sont soumis à un prélèvement de 19% (plus 17,2% de prélèvements sociaux) sur la plus-value, avec un abattement pour durée de détention. Depuis le Brexit, les Britanniques sont considérés comme des ressortissants d’un pays tiers, sauf s’ils résident dans un État membre de l’EEE ou en Suisse.
  • Droits de succession : les règles diffèrent selon que le défunt était résident fiscal français ou non. Pour les non-résidents, les biens situés en France sont soumis aux droits de succession français, avec des abattements limités (1 594 € pour un enfant non résident). Il est crucial d’anticiper par des donations ou des montages juridiques adaptés.

3. Le statut de résident non européen

En tant que ressortissant d’un pays tiers, vous devez respecter les formalités d’entrée et de séjour. Pour les séjours de moins de 90 jours, le passeport suffit. Au-delà, un visa ou un titre de séjour est obligatoire. La possession d’un bien immobilier peut faciliter l’obtention d’un visa de long séjour, mais elle ne garantit pas l’obtention d’une carte de résident. Pensez à vérifier votre situation auprès des autorités consulaires.

4. Les contrats en cours et les nouvelles acquisitions

Les contrats de location, de construction ou de vente conclus avant le Brexit restent valables, mais les clauses peuvent être affectées par le changement de statut. Pour toute nouvelle acquisition, il est recommandé de :

  • Faire appel à un notaire français spécialisé dans les transactions internationales.
  • Prévoir une clause de résolution en cas de refus de visa ou de titre de séjour.
  • Vérifier les implications fiscales dans votre pays de résidence (Royaume-Uni) pour éviter la double imposition.

5. Conseils pratiques pour sécuriser votre investissement

  • Mettez à jour votre situation administrative : demandez un titre de séjour si vous résidez en France plus de 90 jours.
  • Optimisez votre fiscalité successorale : envisagez une donation-partage ou la création d’une SCI familiale.
  • Vérifiez votre assurance habitation : certaines polices peuvent être résiliées si vous n’êtes plus résident de l’UE.
  • Consultez un avocat spécialisé en droit immobilier international pour un audit personnalisé.

Le Brexit a créé de nouvelles obligations pour les propriétaires britanniques en France. Ne laissez pas votre investissement immobilier devenir une source de complications. Un accompagnement juridique sur mesure vous permettra de naviguer sereinement dans ce nouveau cadre réglementaire.

Vous souhaitez un conseil personnalisé ? Maître Cécile Zakine, avocate au Barreau de Paris et Docteur en Droit, vous reçoit en cabinet ou en visioconférence pour analyser votre situation et vous proposer des solutions adaptées. Prenez rendez-vous dès maintenant.

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