Baux commerciaux et copropriété : les interventions de l’avocat en droit immobilier
Le cabinet de Maître Cécile Zakine, avocat au Barreau de Grasse, intervient principalement en property law : construction, VEFA, copropriété, servitudes et voisinage. Si la rédaction ou la négociation générale de baux commerciaux ne constitue pas le cœur de son activité, certaines problématiques liées aux locaux commerciaux en copropriété relèvent pleinement de sa compétence.
Lorsqu’un immeuble en copropriété comprend des locaux à usage commercial, des litiges spécifiques peuvent survenir : répartition des charges, modification de la destination de l’immeuble, travaux affectant les parties communes ou privatives, troubles de jouissance liés à l’activité commerciale. Ces contentieux nécessitent une maîtrise conjuguée du droit de la copropriété et du droit immobilier.
Les litiges courants liés aux locaux commerciaux en copropriété
Contestation de la répartition des charges
Les locaux commerciaux en copropriété sont soumis à des charges spécifiques, parfois distinctes de celles des parties à usage d’habitation. La loi du 10 juillet 1965 fixe les règles de répartition des charges entre copropriétaires, en fonction de l’utilité des services et équipements communs.
Un propriétaire de local commercial peut contester la quote-part qui lui est affectée, notamment lorsque :
- La répartition ne correspond pas à l’utilité réelle (charges de chauffage collectif pour un local sans chauffage, par exemple).
- Les charges d’entretien des parties communes à usage exclusif commercial ne sont pas correctement ventilées.
- Une décision d’assemblée générale modifie la grille de répartition sans respecter les règles de majorité prévues par la loi.
L’avocat intervient alors pour analyser le règlement de copropriété, l’état descriptif de division, et les résolutions adoptées en assemblée générale. Il peut engager une action en contestation devant le tribunal judiciaire territorialement compétent (Grasse pour Antibes, Cannes, Grasse, Mougins ; Nice pour Nice et Menton ; Draguignan pour Draguignan et Fréjus ; Toulon pour Toulon et Hyères). Le recours contre une résolution d’assemblée générale doit être exercé dans un délai de two months à compter de la notification du procès-verbal.
Modification de la destination de l’immeuble ou d’un lot
Le règlement de copropriété fixe la destination de l’immeuble et peut prévoir des restrictions quant à l’usage des lots. Un copropriétaire souhaitant exercer une activité commerciale dans un immeuble à destination principale d’habitation, ou modifier la nature de son commerce, doit parfois obtenir l’autorisation de l’assemblée générale.
À l’inverse, un copropriétaire ou un syndicat peut contester l’exercice d’une activité commerciale non conforme au règlement de copropriété. Cela concerne notamment :
- L’ouverture d’un commerce bruyant ou générant des nuisances (restaurant avec extraction d’air, discothèque, activité nocturne).
- La transformation d’un local d’habitation en local commercial sans autorisation.
- Le non-respect des prescriptions du règlement relatives aux enseignes, vitrines, ou aménagements extérieurs.
L’avocat en droit immobilier examine la conformité de l’activité au regard du règlement de copropriété et engage, si nécessaire, une action en cessation de trouble ou en demande d’autorisation judiciaire.
Travaux affectant les parties communes ou privatives
Les travaux réalisés dans un local commercial en copropriété peuvent soulever des difficultés juridiques, notamment lorsqu’ils affectent les parties communes (structures porteuses, façades, toiture, réseaux) ou modifient l’aspect extérieur de l’immeuble.
Prenons l’exemple d’un propriétaire de local commercial qui souhaite installer une vitrine, percer une ouverture supplémentaire, ou créer une terrasse sur une partie commune. Ces travaux nécessitent généralement une autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires, voire une modification du règlement de copropriété selon les cas.
L’avocat conseille le copropriétaire sur les démarches à accomplir et, en cas de refus injustifié de l’assemblée générale, peut saisir le tribunal judiciaire territorialement compétent pour obtenir une autorisation judiciaire de réaliser les travaux, conformément aux dispositions de la loi du 10 juillet 1965.
Inversement, lorsque des travaux sont réalisés sans autorisation et portent atteinte aux parties communes ou à la jouissance des autres copropriétaires, le syndicat ou un copropriétaire peut agir en démolition ou en remise en état, sur le fondement des articles 9 et suivants de la loi de 1965.
Troubles de voisinage et responsabilité
L’exercice d’une activité commerciale en copropriété peut générer des neighbourhood disturbances : bruit, odeurs, vibrations, attroupements, livraisons fréquentes. Ces nuisances peuvent engager la responsabilité du propriétaire du local commercial ou du locataire, selon les circonstances.
Le syndicat des copropriétaires, ou un copropriétaire individuellement, peut agir en justice pour faire cesser le trouble et obtenir, le cas échéant, des dommages-intérêts. L’action repose sur la théorie des troubles anormaux de voisinage, qui permet d’engager la responsabilité sans qu’il soit nécessaire de prouver une faute, dès lors que le trouble dépasse les inconvénients normaux du voisinage.
L’avocat en droit immobilier analyse la nature et l’intensité des troubles, examine les clauses du règlement de copropriété, et engage les actions appropriées devant le tribunal judiciaire territorialement compétent.
The role of the lawyer in real estate law
Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit et avocat au Barreau de Grasse, intervient principalement dans les contentieux liés à la copropriété, à la construction, et au droit immobilier. Lorsqu’un local commercial est situé en copropriété, elle accompagne ses clients dans :
- L’analyse du règlement de copropriété et de l’état descriptif de division.
- La contestation de résolutions d’assemblée générale (charges, travaux, destination).
- Les actions en cessation de trouble ou en remise en état.
- Les demandes d’autorisation judiciaire de travaux.
- La défense des intérêts du propriétaire, du syndicat, ou du locataire commercial en cas de litige.
Le cabinet intervient sur la Côte d’Azur (Alpes-Maritimes et Var) et, pour certains contentieux, à distance sur l’ensemble du territoire national.
Consultation et contact
Pour toute question relative à un local commercial en copropriété, à un litige de charges, de travaux, ou de destination de l’immeuble, vous pouvez contacter le cabinet de Maître Zakine :
- Address : 15 avenue Robert Soleau, Antibes
- Telephone : 06 21 69 91 77
- Consultation téléphonique : 30 minutes pour 45 euros (prise de rendez-vous via Calendly)
Le cabinet privilégie une approche rigoureuse et précise, fondée sur l’analyse des textes applicables et la jurisprudence récente, afin de défendre au mieux les intérêts de ses clients dans les contentieux immobiliers liés aux locaux commerciaux en copropriété.
